Équipe Nationale Belge / ENB

  • 6 GP disputés entre 1955 et 1962

  • Meilleur résultat : 6e

  • Pilotes : Johnny Claes (1955), Lucien Bianchi (1959 à 1962), Willy Mairesse (1961)

En 1955, Johnny Claes souffre de la tuberculose qui finira par l’emporter l’année suivante. Malade, il vend l’Écurie Belge et tout son matériel à Jacques Swaters, qui fusionne le tout avec son Écurie Francorchamps pour former l’Équipe Nationale Belge.

Claes dispute ainsi le dernier grand prix de sa trop courte carrière, à Zandvoort en 1955, sur une Ferrari 500 dont le vieux châssis, bien qu’équipé d’un moteur de 2,5 l, le relègue à la dernière position des essais et de la course.

En 1959, l’ENB se concentre sur les épreuves de Formule 2. À Monaco, Lucien Bianchi et Alain de Changy échouent à qualifier leurs Cooper-Climax de F2 dans le grand prix de F1.

Dans le championnat de l’année suivante, l’équipe ne dispute que son grand prix national. Résultat honnête, la Cooper T45 pilotée par Lucien Bianchi est sixième… sur six voitures classées. Hors championnat, Paul Frère impose sa Cooper T51 dans le Grand Prix d’Afrique du Sud, sur le circuit d’East London.

En 1961, l’ENB achète des châssis au constructeur britannique Emeryson et les équipe de moteurs Maserati. Les monoplaces sont peu efficaces. Bianchi et Gendebien ne parviennent pas à les qualifier à Monaco. André Pilette ne fait pas mieux à Monza. C’est au volant de Lotus 18 de location que Mairesse et Bianchi peuvent disputer le Grand Prix de Belgique, mais ils n’en voient pas l’arrivée, trahis par leurs mécaniques.

C’est à nouveau en louant une Lotus 18/21 que Lucien Bianchi peut courir à Spa en 1962, où il se classe neuvième. Cette année-là, l’équipe modifie profondément les Emeryson, au point de les rebaptiser ENB, ce qui n’en améliore guère les performances mais en fait théoriquement l’unique constructeur belge de F1 à ce jour. À son volant, Bianchi se qualifie de justesse pour le Grand Prix d’Allemagne, qu’il termine en seizième et dernière position. On ne reverra plus cette voiture en course.

Parallèlement, l’Équipe Nationale Belge court en endurance avec davantage de réussite. Elle est notamment deuxième des 24 Heures du Mans 1963 et troisième en 1959, 1962 et 1967, qui sera sa dernière année en compétition.

Jacques Swaters et Enzo Ferrari.

Photographe inconnu, Public domain, via Wikimedia Commons

Ce chapitre est extrait du livre "Toute la Formule 1 belge".

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