Vols et voleurs

Le serrurier visitait les villas

Le 24 avril 1922, au palais de justice de Saintes, la cour d’assises de la Charente-Inférieure juge le dénommé Camille Gaurin, 28 ans, célibataire. Il est accusé de vols qualifiés.

Ce serrurier royannais n’est pas un inconnu de l’institution judiciaire. Il vient justement de passer la première moitié de janvier derrière les barreaux, condamné à quinze jours de prison pour divers vols.

(...)

Dans la nuit du 20 au 21 janvier, à Royan, Gaurin fracture la fenêtre du petit magasin d’alimentation de la veuve Tal. Là, il s’empare de 30 francs et de diverses denrées. Muni de ces provisions, en bon serrurier, il force la porte d’entrée du bureau des bains du Chay, où il trouve du vin, des liqueurs et du linge. Grâce aux nourritures déjà volées, le cambrioleur a de quoi vivre là pendant dix jours.

(...)

Dans les villas inoccupées, il laisse fréquemment des petits mots avertissant gendarmes et policiers qu’il est armé jusqu’aux dents et qu’il défendra chèrement sa peau. (...)

Le 12 février, lors d’une battue, le brigadier royannais Carrelore et ses gendarmes tombent nez à nez avec l’homme qu’ils recherchent, dans un bois près de Royan. « Haut les mains ! » crient les militaires. Camille Gaurin obtempère immédiatement en les priant de ne pas tirer car, en réalité, il n’a aucune arme.

Deux mois plus tard, son procès en cour d’assises est plié en une journée. (...) Le jury se retire pour délibérer. Il revient avec un verdict affirmatif et des circonstances atténuantes. Camille Gaurin est condamné à cinq ans de réclusion et dix ans d’interdiction de séjour.

Lisez le texte intégral de cette histoire dans le livre "Chroniques de Charente-Inférieure" par Thierry Collard

Le livre "Chroniques de Charente-Inférieure" rassemble faits divers, procès d'assises et récits du XVIIIe au XXe siècle.

Cliquez pour en savoir plus