L'éphémère phare de la Coubre

Le phare s'écroule au bout de 12 ans

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On trouve trace d’une balise porte-feu dès 1690. Au milieu du XVIIIe siècle, une tour en bois figure sur des plans devenus obsolètes au début du XIXe, en raison des déplacements des bancs de sable. En 1815, une tour est bâtie sur la pointe de la Coubre pour indiquer aux marins la direction à suivre, mais elle ne résiste pas dix ans aux assauts des éléments. Une autre est assemblée sur un emplacement plus approprié, mais il ne s’agit encore que d’un édifice en bois servant de repère le jour et rarement éclairé la nuit.

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Tout cela n’empêche pas des catastrophes : en 1839, le paquebot à vapeur « Ville de Bordeaux » s’échoue dans les brouillards de la Coubre ; l’année suivante, la galéasse norvégienne « Jongfrue-Karen » s’y brise et répand son chargement de stockfisch sur la côte ; (...) suit la tragédie du paquebot « Commerce de Bordeaux » qui sombre en emportant dix-sept des vingt membres d’équipage.

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En 1892, le chantier d’un premier phare vraiment solide débute enfin, à quelque 500 mètres du rivage. Le feu fixe du phare en bois disparaîtra au profit d’un « feu-éclair électrique » juché sur un édifice de 56 mètres de haut en maçonnerie, dont le soubassement sera en granit des Pyrénées. Les travaux attirent les curieux.

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Las, l’érosion fait son œuvre à une vitesse vertigineuse. Dès 1903, les vagues ne sont plus qu’à 80 mètres du phare ! L’hiver suivant, une maline particulièrement violente emporte d’un coup 30 mètres de sable. Le sort du jeune phare est entendu. Au printemps 1904, deux ingénieurs se rendent à la Coubre afin de déterminer le meilleur emplacement pour bâtir son remplaçant ; il se situera à 1 600 m à l’est du premier.

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Les tempêtes de l’hiver 1906-1907 mettent à nu les pilotis sur lesquels se dresse la première tour. Le 21 mai qui suit, l’édifice abandonné s’effondre pour de bon. Il ne sera resté en service qu’une dizaine d’années. Son successeur, lui, est toujours debout… mais désormais à seulement 150 mètres de la mer.

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