La cavale du notaire de Matha

Le notaire s’enfuit avec la caisse

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L’homme inspire confiance et fait belle figure dans les mondanités, faisant montre d’une réelle culture littéraire. Il a débuté comme avocat à Saint-Jean-d’Angély avant d’opter pour le notariat. Son statut de suppléant du juge de paix renforce le respect. Sans crainte, on laisse au notaire le soin de gérer le patrimoine familial. On ne saurait douter d’un homme qui mène un joli train de vie et présente bien.

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Fin septembre 1912, sa porte demeure mystérieusement close et l’homme est introuvable. On s’inquiète. Pas pour longtemps : on apprend qu’il est parti en adressant au parquet une lettre expliquant ses difficultés financières insurmontables. La justice fait apposer des scellés sur son étude et ouvre une enquête. Le passif s’élève à 112 000 francs et les clients du notaire ont été délestés d’environ 70 000 francs.

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Son mobilier et ses quelque 2 500 livres sont vendus aux enchères durant l’été 1913. Six mois plus tard, la cour d’assises de la Charente-Inférieure le condamne par contumace à dix ans de réclusion pour abus de confiance qualifié. Un nouveau notaire, Me Cholet, reprend l’étude de Matha puis, la Grande Guerre survenant, on oublie Chéneau en fuite.

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C’est donc menotté que Chéneau revient, bien malgré lui, en Charente-Inférieure en 1921. Le 25 octobre, il est à nouveau jugé par la cour d’assises qui lui refuse les circonstances atténuantes et le condamne à cinq ans de réclusion, soit le minimum de la peine encourue.

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Lisez le texte intégral de cette histoire dans le livre "Chroniques de Charente-Inférieure" par Thierry Collard

Le livre "Chroniques de Charente-Inférieure" rassemble faits divers, procès d'assises et récits du XVIIIe au XXe siècle.

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