Chroniques de Charente-Inférieure

Couverture provisoire non contractuelle

De 1984 à 2020, Thierry Collard a traité l'actualité de la Charente-Maritime pour la presse quotidienne régionale.

Avec la même exigence journalistique, il se penche désormais sur les informations des siècles passés, du temps où le département s'appelait encore Charente-Inférieure.

Il redonne vie aux faits divers, procès d'assises, grands chantiers, anecdotes et récits du XVIIIe au XXe siècle.

Ces "Chroniques de Charente-Inférieure" étonnent, émeuvent, passionnent et amusent, selon la gravité ou la légèreté de chaque histoire.

Bientôt en vente en librairie et en ligne.

PARUTION PRÉVUE :
NOVEMBRE 2022.

Extraits de quelques chroniques :

(...) Le 6 décembre 1918, le Conseil municipal de Rochefort décide à l’unanimité de rebaptiser un certain nombre de rues, notamment la partie de la rue Chanzy située entre la rue Clément et les remparts, qui prend le nom de rue Pierre-Loti. C’est précisément là qu’habite l’académicien. Emmanuel Giron, maire de Rochefort, vient en personne frapper à la porte de Pierre Loti pour lui annoncer la nouvelle. (...)

(...) Fin 1862, L’Indépendant de la Charente-Inférieure décrit avec humour : « Voilà les veillées qui commencent. Le vent sanglote au-dehors, c’est à présent que les ganipotes et les loups-garous se promènent dans les ténèbres… mais il ne faut pas être à jeun pour les voir ! » En 1884, deux farceurs vêtus de peaux de bêtes veulent jouer un tour à un chasseur de Marennes, mais les deux ganipotes s’enfuient avec quelques plombs de chasse dans les fesses ! (...)

(...) Durant le procès, plusieurs témoins rapportent que le prêtre saintais insistait pour embrasser les enfants sur la bouche. L’un d’eux raconte : « Il mettait un quartier d’orange entre ses lèvres et me le faisait manger dans cette position. » D’autres enfants disent qu’il les attendait nu dans sa chambre et leur demandait de se déshabiller aussi. L’acte d’accusation évoque des faits toujours plus graves, « dignes du marquis de Sade », sur lesquels la presse jette un voile pudique. (...)

Loin du Triangle des Bermudes, la Charente-Inférieure commence à parler, vers la fin du XIXe siècle, de son triangle de Beillant, moins mystérieux mais riche en grandes et petites histoires.

Sans l’apparition du chemin de fer, le petit hameau de Beillant sommeillerait encore dans l’anonymat le plus profond, sur la rive gauche de la Charente, entre les bourgs de Saint-Sever-de-Saintonge et de Courcoury. (...)

(...) Du 30 janvier au 10 février, Camille Gaurin écume le quartier de Saint-Sordelin, à Vaux-sur-Mer. (...)

Dans ces villas inoccupées, il laisse fréquemment des petits mots avertissant gendarmes et policiers qu’il est armé jusqu’aux dents et qu’il défendra chèrement sa peau. Les forces de l’ordre finissent par apprendre que le menaçant cambrioleur vit dans les bois. (...)

(...) L’érosion fait son œuvre à une vitesse vertigineuse. Dès 1903, les vagues ne sont plus qu’à 80 mètres du phare ! L’hiver suivant, une maline particulièrement violente emporte d’un coup 30 mètres de sable. Le sort du jeune phare est entendu. Au printemps 1904, deux ingénieurs se rendent à la Coubre afin de déterminer le meilleur emplacement pour bâtir son remplaçant ; il se situera à 1 600 m à l’est du premier. (...)

(...) Fin septembre 1912, sa porte demeure mystérieusement close et l’homme est introuvable. On s’inquiète dans Matha. Pas pour longtemps : on apprend qu’il est parti en adressant au parquet une lettre expliquant ses difficultés financières insurmontables. Le passif s’élève à 112 000 francs et les clients du notaire ont été délestés d’environ 70 000 francs. (...)

(...) À la gare des Chemins de fer économiques, Émile Combes monte dans un train décoré de drapeaux et de feuillages qui file jusqu’à Saint-Trojan. (...) Le conseiller général Eugène Poitevin engage les dames présentes « à aller embrasser le président, il aime beaucoup cela, cela lui fera plaisir » ; mais une femme coiffée d’une quichenotte s’écrie : « Embrasser cette horreur, jamais ! » (...)

Et aussi...

  • Le procès de très honorables trafiquants de cognac

  • Superstitions saintongeaises

  • Les empoisonneurs de Chamouillac

  • Les postiers pillaient le courrier du guérisseur de Saint-Just-Luzac

  • La sécheresse d’octobre 1921 en Charente-Inférieure

  • D’anciens poilus méprisés par des officiers à La Rochelle

  • Il est question de "fin de race" à Saint-Jean-d'Angély

  • Les wagonniers saintais s’en payaient une bonne tranche

  • Le cultivateur de Saint-Agnant retrouve son voleur derrière les barreaux

  • À Lagord, la première École Normale part en fumée

  • À Saintes, l’amant est acquitté du meurtre du mari trompé

  • Le médecin du Château-d'Oléron se tue à bicyclette

  • Le député arrête le train pour des moules de la Baie de l'Aiguillon

  • Saintes retrouve son abbaye mais attend sa Poste

  • Bagarre mortelle à Pont-l’Abbé-d’Arnoult

  • Le prix du gaz réduit l’éclairage public à La Rochelle

  • À Saintes, un drame sur le cours Reverseaux

  • La musique n’adoucit pas les mœurs à Gémozac

  • Visite présidentielle à La Rochelle

  • etc.

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