jeudi 16 avril 2020

Dépouillement et autres nouvelles

J’ai reçu une lettre de la mairie. Je n’en attendais pas. Je n’ai effectué aucune démarche administrative. Elle porte le cachet du service de l’état-civil. Qu’est-ce qu’ils me veulent ? Je sais que je dois renouveler mon passeport à la fin de l’année, peut-être qu’on me sollicite pour ça.

“Monsieur Badino Tuzzi (c’est moi !), vous avez été tiré au sort sur les listes électorales pour faire partie des scrutateurs de votre bureau de vote, lors des prochaines élections...”

Ainsi débute la mésaventure du héros de "Dépouillement", texte récompensé par le premier prix au concours de nouvelles organisé par les médiathèques de la Ville de Saintes en 2019.

"Dépouillement" et d'autres textes à l'humour parfois grinçant sont réunis pour la première fois dans un ouvrage à commander en ligne ou chez votre libraire.

Bonne lecture !


mercredi 15 avril 2020

Mots croisés pour les enfants

22 grilles faciles de mots croisés destinées aux débutants et jeunes lecteurs.

Les définitions sont faciles sans être simplistes, afin d'initier les jeunes joueurs à ce sport de l'esprit.

Toutes les solutions sont regroupées en fin d'ouvrage.

La taille des grilles est adaptée aux enfants.

Il n'est jamais trop tôt pour apprendre aux jeunes les plaisirs de la réflexion et de l'orthographe.

A jouer seul ou en famille.

mardi 31 mars 2020

Carnets de 1915

Mon arrière-grand-père, Marcellin Fournier, a près de 44 ans lorsque, en mars 1915, il est appelé à rejoindre les rangs de l'armée française, en guerre contre l'Allemagne.

Il laisse sa femme, ses deux enfants et son métier de veloutier à La Séauve-sur-Semène, son village de la Haute-Loire, pour entrer dans le 103e Régiment d'infanterie territorial, envoyé renforcer le camp retranché de Paris.

Dès son départ, il entreprend de relater ses impressions et son parcours dans deux petits carnets manuscrits que j'ai retranscrits et mis en page.

De mars à août 1915, on suit son incorporation, ses missions de coursier cycliste pour sa compagnie, ses retrouvailles avec d'autres soldats venus du Velay, le quotidien d'un Poilu qui a eu la chance de ne pas devoir combattre en première ligne.

On partage aussi ses peines au décès de sa mère puis d'une cousine.

Dans sa roue, on suit ses promenades touristiques, son enthousiasme à visiter la chocolaterie Menier, les grands magasins de Paris, les Invalides, la campagne autour de la Marne, la ville de Rouen, etc.

Marcellin Fournier a été démobilisé à la fin de la guerre, en 1918, et a vécu jusqu'à l'âge de 86 ans.

Format livre de poche, 153 pages
Version papier : ISBN 978-2-919731-02-2
Version Epub : ISBN 978-2-919731-05-3
Cliquez ici pour commander en ligne

jeudi 26 mars 2020

Les jolis jeux d'antan : mytho-mitaines

Neo2k2 / CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)
Mytho-mitaines

Jeu de société apparu vers la fin du Moyen-Âge, où les joueurs, assis en cercle, doivent raconter à tour de rôle le plus gros mensonge possible tout en gardant leur sérieux.

Le maître du jeu, généralement le seigneur de la contrée ou son vassal direct, désigne à la fin du tour celui qui s'est montré le moins crédible ; le bourreau lui coupe alors un doigt.

La partie se termine quand l'un des joueurs n'a plus de doigts.

samedi 29 juin 2019

Lignée

“Vous êtes sûr ?” demandai-je incrédule.

“Je vous ai mis en garde lorsque vous m’avez demandé d’effectuer ces recherches, répondit l’historien. On peut découvrir des choses désagréables. Maintenant, vous savez pourquoi votre mère vous a caché qui était votre père.”

J’étais donc né de ce spécialiste du car-jacking qui croupissait en prison, comme son détrousseur de père avait fini au bagne. Toute une lignée de bandits, jusqu’aux coupe-jarrets moyenâgeux retrouvés par l’historien.

Au moins ma mère m’avait-elle préservé de cet héritage. Moi, je ne suis qu’un employé du péage de l’autoroute.

Ce texte a obtenu le 2e prix au concours de mai 2019 de La Taverne des spores

samedi 1 juin 2019

L'abécédaire

Au bistrot, ces deux énergumènes finirent gravement hallucinés. Ils jouèrent "Kiss", loupant maintes notes. On pianota quelques rengaines sans trahir un verre. Whisky, xérès y zigzaguèrent.

Exercice oulipo : rédigez un texte dont les mots commencent par les 26 lettres de l'alphabet, dans l'ordre. Pour le contre-abécédaire, prenez les 26 lettres dans l'ordre inverse.

lundi 6 mai 2019

Hélène et William

Wim van den Heuvel en Yoka Berretty (1961)
Jac. de Nijs / Anefo / CC BY-SA 3.0 NL (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/nl/deed.en)
Inquiète, je guettais le retour de William. Il était parti depuis longtemps. Ça devenait angoissant. Mais pourquoi tardait-il à revenir ? Le chemin n’était pourtant pas long. Il devait juste trouver un avocat pour nous sortir de là.

William avait sûrement eu un pépin. Avait-il roulé à terre en glissant sur une peau de banane ? S’était-il laissé embarquer dans une histoire louche et rouler dans la farine ? Il était parfois si naïf, si crédule, pas très mûr. Avait-il fait une mauvaise rencontre et gisait-il quelque part après s’être pris un pruneau ? Avait-il été touché par une grenade ?

J’imaginais le pire, que le Géant avait attrapé mon cher William. S’il lui avait mis la main dessus, il allait le cuisiner, lui mettre des tartes, lui balancer des châtaignes, le réduire en compote. Il n’en ferait qu’une bouchée, c’était cuit.

Je me souvenais de notre rencontre, nous travaillions dans la même branche. William n’était pas comme tous les autres, j’ai su tout de suite qu’on ne pouvait pas le mettre dans le même panier. Il m’appelait sa Belle Hélène. Il m’avait cueillie. Sa peau était douce et lisse.

Mais il ne revenait toujours pas. Tout de même, il ne se serait pas arrêté en chemin chez Clémentine, cette petite rondouillarde à la peau d’orange ? Si William ose me faire ça, je jure que je lui coupe son pédoncule !

Soudain, la sonnerie du minuteur me figea. Des odeurs d’amandes grillées et de chocolat fondu envahissaient la cuisine. Le Géant jeta un couteau juste à côté de la corbeille à fruits. Je me blottis au fond du compotier, en priant Saint-Mamet pour qu'il ne me remarque pas.

Cette nouvelle a été écrite pour le concours TBNN (Très Brèves Nouvelles Noires), printemps 2019, sur le thème "Entre la poire et le carnage"

mardi 2 avril 2019

Dépouillement

Volba prezidenta 2018-01-27, sčítání hlasů (3973)J’ai reçu une lettre de la mairie. Je n’en attendais pas. Je n’ai effectué aucune démarche administrative. Elle porte le cachet du service de l’état-civil. Qu’est-ce qu’ils me veulent ? Je sais que je dois renouveler mon passeport à la fin de l’année, peut-être qu’on me sollicite pour ca.

“Monsieur Badino Tuzzi (c’est moi !), vous avez été tiré au sort sur les listes électorales pour faire partie des scrutateurs de votre bureau de vote, lors des prochaines élections. Veuillez trouver ci-joint un coupon-réponse à nous retourner au plus vite pour nous confirmer si vous acceptez ou non d’assumer cette fonction. Le vote et la participation aux opérations électorales sont des processus démocratiques garants de patati patata etc.”

Quel hasard ! C’est vrai que ça m’intéresse, les élections. Je me disais même que, dans quelques années, quand je serai à la retraite, je pourrais peut-être faire quelque chose, militer dans un parti, pourquoi pas être candidat, et si j’étais élu, alors là !... C’est vrai que je peux m’impliquer pour changer les choses, dépoussiérer ce système, proposer du nouveau, remplacer tous ces vieux politiciens corrompus... Est-ce que quelqu’un l’aurait su, pour me proposer ainsi de mettre le pied à l’étrier ? J’ai bien posté sur les réseaux sociaux quelques réflexions bien senties sur la politique de ce pays, mais de là à y déceler déjà un grand serviteur de la nation, je n’ose y croire. D’ailleurs, ils parlent bien de tirage au sort ; ils ne mentiraient tout de même pas à ce point.

Et si c’était un signe du destin ? Une façon de me dire : “Mais qu’est-ce que tu attends ? Tu as un rôle à jouer, une responsabilité à assumer. Reporter jusqu’à ce que tu aies du temps libre ? Jusqu’à la retraite ? Et ensuite, jusqu’à quand ? Ne cherche pas de prétextes pour te défiler ! Tu as une mission à accomplir, tu ne la repousseras pas éternellement. Pour te lancer dans la politique, c’est maintenant, sinon t’es un dégonflé.”

Très bien. Je ne suis pas un dégonflé. Je prends mon destin en main. Je coche la case “Oui” et je glisse le coupon dans l’enveloppe pré-affranchie pour la mairie. L’avenir est en marche.

Il n’a fallu que 48 heures avant que la mairie ne me téléphone. C’était dire l’importance de mon engagement. J’allais très bientôt être invité à une réunion d’information pour les nouveaux scrutateurs. Sa date n’était pas encore fixée, bien que les élections approchent à grands pas. On allait très vite me recontacter mais, d’ores et déjà, on me félicitait et on me remerciait pour mon engagement citoyen. Je raccrochai avec un sourire satisfait.

Deux ou trois jours ont passé. Je ne manquais pas de raconter autour de moi comment on m’avait choisi pour participer à la vie politique de ce pays, certes modestement dans un premier temps, mais aucun grand destin ne s’est bâti ex nihilo. J’affirmais donc haut et fort que quiconque prétend présider aux destinées du pays devrait lui-même en avoir expérimenté tous les rouages, du plus humble au plus glorieux. Moi, je ne suis pas né avec une cuillère en argent dans la bouche, et ça ne donne que davantage de valeur à mon engagement.

Un second courrier de la mairie est tombé dans ma boîte à lettres. Il n’y est pas resté longtemps, car je guettais le passage du facteur, ô innocent messager qui sème les graines du destin historique sur son chemin. Avec la fougue d’un guerrier partant fièrement vers le combat, j’ai déchiré l’enveloppe immaculée et lu avidement la prose républicaine. Ah, mince, la réunion n’aurait finalement pas lieu. Pas le temps de l’organiser. Scrutin trop proche. On nous fera un point rapide un quart d’heure avant le début de notre mission. Ne pas se présenter en retard. Se munir d’une pièce d’identité. Suivaient un horaire de convocation, l’adresse du bureau de vote et la mention “Une collation vous sera offerte durant les opérations de dépouillement”. J’imaginai sans mal, derrière la modestie de cette formule, les toasts truffés et macarons raffinés, raisonnablement arrosés d’un petit champagne millésimé, qu’on réserve aux serviteurs de l’Etat.

Je ne vis pas passer les derniers jours précédant le scrutin, trop occupé que j’étais à courir les grands couturiers et les plus réputés chausseurs, à la recherche d’une tenue à la hauteur de ma mission. Le fait est que rien de ce qu’on me proposait ne me parut assez bien pour la circonstance. Je finis néanmoins par arrêter mon choix lorsque je constatai qu’une large part de mes modestes économies allait partir dans cette garde-robe d’un jour. Je sus gré aux tailleurs et artisans de ne pas m’avoir entraîné sur le chemin de l’orgueil, bien que je les eus informés de la noble tâche qui m’attendait ; j’étais très bien ainsi, m’assuraient-ils en choeur. En outre, une petite voix me murmurait à l’oreille qu’il fallait bien se réserver une marge de progression dans l’élégance, pour le jour où je devrai accéder à de plus hautes responsabilités.

“Le jour de gloire est arrivé”, me dis-je assez finement au matin du premier tour de scrutin. La nuit avait été longue, je n’avais guère dormi, peaufinant mentalement le discours qu’on me demanderait peut-être d’improviser pour clore le bon déroulement des opérations électorales. La journée, elle, fut interminable. Étant convoqué pour le dépouillement, à l’heure où ferment les bureaux de vote, je tournais en rond durant le dimanche entier, comme un lion en cage, désespérant de voir la grande aiguille de la pendule passer à la minute suivante, zappant entre les chaînes d’information continue tout en interrogeant tous les moteurs de recherche du Net. J’en voulais à ces petits fonctionnaires incompétents d’avoir aussi mal organisé cette élection. Par leur faute, il fallait attendre jusqu’au soir pour qu’enfin la vérité surgisse des urnes. Comment pouvait-on infliger une telle attente au peuple souverain ? Ah, ça se passera différemment le jour où j’aurai mon mot à dire. Ca ira plus vite que ça, les élections. A supposer qu’on maintienne cette pratique d’un autre âge, qui oblige chaque citoyen à se déplacer, sur son temps libre, jusqu’à un bureau où il glisse son petit bout de papier parmi des millions, dans une petite urne noyée dans la masse de la nation entière. N’est-ce pas ridicule ? N’est-ce pas coûteux ? N’est-ce pas inutile quand le choix d’une majorité s’impose avec évidence ? C’est une des premières tâches auxquelles je devrai m’atteler : réformer sans tabou un processus électoral à bout de souffle, pour le bien de nos concitoyens.

J’en étais là de mes réflexions quand sonna l’alarme de mon téléphone...

(La suite de cette nouvelle sera prochainement disponible dans un recueil de textes à commander en ligne)

Journal "Sud Ouest" du 02/04/2019
"Dépouillement" a obtenu le premier prix au concours de nouvelles organisé par les médiathèques de la Ville de Saintes au premier trimestre 2019

mercredi 21 mai 2014

Rémi Fassolle et Jojo l'intello


"Je m'appelle Rémi Fassolle. Si vous trouvez ça drôle, moi ça ne m'amuse plus depuis longtemps. Vous imaginez toutes les plaisanteries que j'entends dès que je dis mon nom ?..."

Et Rémi a d'autres soucis, au collège et dans l'école de musique de son père. Voici que débarque un nouvel élève, du nom de Jojo, qui a tout d'un intello. Alors, Rémi lui prépare un vilain tour.

"Rémi Fassolle et Jojo l'intello", c'est au final une histoire de tolérance, qui invite le jeune lecteur à dépasser les apparences avant de porter des jugements.

mardi 17 juillet 2012

Journée de repos sur le Tour de France

Equipe de France du Tour b Mondial 1932C'est une étape cruciale qui se dessine aujourd'hui sur la Grande Boucle, avec la dernière journée de repos avant l'arrivée sur les Chambres-d'Élysée. Le parcours est taillé sur mesure pour les dormeurs et s'avérera décisif pour l'attribution du maillot de meilleur ronfleur.

On sait que le favori pour ce titre, le Belge Justin Roupillon, est hors course depuis sa chute dans la précédente étape de repos, lorsqu'il est lourdement tombé de son lit.

Un autre candidat sérieux à ce maillot en plume d'oie, le Burkinabé Dodo Bioulasso, a été exclu du Tour pour dopage ; il a été contrôlé positif aux somnifères.

La lutte s'annonce donc serrée, aujourd'hui, dans les chambres de l'hôtel Bed First de la zone commerciale de Sommeilles (Meuse). Les coureurs n'ont pas fermé l'oeil de la nuit pour mieux s'y préparer.

Gérard Ronflette, le directeur sportif de l'équipe Vacansommeil, nous confiait redouter l'extinction de voix durant cette étape où il chantera des berceuses dans l'oreillette de ses coureurs.

mercredi 9 mai 2012

Pingre

Tipp-Ex-Aqua-basedSa pingrerie était légendaire. Ainsi, il hésita longtemps avant d'entreprendre de repeindre sa cuisine en blanc. Dès lors, chaque soir, en quittant le bureau, il glissait discrètement dans sa poche un flacon de correcteur.

Exercice oulipo : racontez une histoire au format Twitter (140 caractères maxi)

mercredi 18 avril 2012

La lapystocle

Dictionary SA 2015 LAPYSTOCLE (n.f.) Forme littéraire rare, inventée par l'écrivain provençal César Lepistou (1861-1839), où l'auteur s'efforce d'exprimer sa pensée sans écrire la moindre ligne. D'ailleurs, César Lepistou ne publia jamais rien de son vivant, ni même postérieurement. Il en fut désespéré et se donna la mort. Son œuvre est, à ce jour, le seul exemple connu de lapystocle dans la littérature française.

dimanche 9 octobre 2011

Lettre à Jeanne d'Arc

Landru Rol3Chère Mme Jeanne d’Arc,

Depuis longtemps, je brûle de vous écrire mon admiration. Votre tempérament de feu et l’éclat de vos actions attisent mon imagination. Je ne souhaite rien tant que de rendre hommage à votre ardeur qui a fait naître une étincelle en moi. Oui, je me consume d’amour pour vous et j’ose enfin vous déclarer ma flamme. De grâce, ne me répondez pas “Qui trop embrase mal éteint” ! Mais je m’enflamme. Je retourne à mes fourneaux.

Chaleureusement vôtre,

Henri Désiré Landru

dimanche 8 mai 2011

L'olifan

Die Gartenlaube (1885) b 012Le Grand Charles nous menoyt sur icette voie au combat des Sarazins. D'aucuns en nostre caravane s'imaginoyent playsantes vacances en les montagnes pyrénéennes.

Robert le barde, qu'on disoit Bob, chantoit moult complaintes raillant Aragon et Castille, qu'il faisoit fort amusément rimer avec citron et vanille.

Johannes Claudius, qui lit la carte du monde dressée par Michelinus, prédisoit de promptes descentes de sur les montagnes enneygées, au moyen d'un arme qu'il tynt secreste mais que je savions fayte de deux plates planches liées à noz pieds.

Le chevalier Roland, dit Roro, resvoit de revenir artiste en son village de Roncesvales, pouryfaire en un cirque rire les enfants de son nez empourpré des meyeurs crus de l'empire, accompagné de ses écuyers Auguste et Eustache.

Las, notre saint empereur Carolus, tout Magnus qu'yl fust, s'y trouva fort laschement et traytreusement attaqué à rebrousse-croupion par des Sarazins point catholiques. Les nostres hommes furent lapidement de pierres assoméz.

Charles ne se mit point martel en tête et prit la poudre d'Espelette, faite de piments séchés et que l'on dysoit fort propice à la course, pour peu que nostre cavalerie put échapper au controsle antidopage.

Les crys de l'enfuite ne parvinrent toutefoys point à Roncesvales jusqu'aux oreilles d'Eustache, dont la trompe estoit bouchée, ce qui ne permit point au sieur Roland d'honorer la complainte du barde Bob, qui s'espoumonoit en un dernier souffle : « Il voulait jouer de l'olifan, fan fan fan fan »...

dimanche 20 février 2011

A nous les petites Angolaises

Angola (orthographic projection)
Lorsque nos débarquâmes de bon matin à l’aéroport de Luanda, les douaniers se montrèrent encore plus tatillons qu’on ne nous l’avait prédit. S’installer en Angola pour une mission humanitaire, qui plus est au nom d’une organisation non gouvernementale, n’est jamais perçu d’un très bon œil.

Avec une lenteur confinant à la provocation, les fonctionnaires de la douane appelaient individuellement chaque membre de notre groupe pour examiner scrupuleusement passeport, certificat de vaccinations, permis de séjour et les multiples paperasses nécessaires à notre entrée dans le pays. Le soleil descendait rapidement sur l’horizon lorsque le dernier d’entre nous fut appelé au guichet.

Je regardai nerveusement ma montre. A cette allure, nous allions manquer la parade militaire programmée le soir même, en notre honneur, devant notre ambassade. Je sentais venir l’incident diplomatique.

Lorsque notre dernier compagnon fut libéré par les douaniers, nous nous levâmes pour enfin quitter ce sinistre aéroport. Las, d’un geste vif, le fonctionnaire nous fit signe de patienter encore : «Maintenant, je dois appeler mon chef». Ma patience céda. Je commençai à protester vivement. Aussitôt, deux hommes en treillis surgirent, pointant ostensiblement leurs Kalachnikov dans ma direction.

Il me fallut bien me rasseoir et attendre la venue de l’officier. Celui-ci nous honora d’un salut militaire avant de nous déclarer : «Messieurs, vos papiers ne sont pas en règle. J’en suis désolé, mais nous ne sommes pas en mesure de vous accorder la nationalité angolaise.» Alors, j’ai dit : «On n’est pas là pour se faire Angolais, on est là pour voir le défilé !»

samedi 20 novembre 2010

La saison 2010 de Formule 1


Sorti seulement dix jours après le premier couronnement du jeune Allemand Sebastian Vettel, ce recueil permettra aux fans de Formule 1 de ne jamais rien oublier de cette haletante saison 2010.

Pour chacun des 19 Grands Prix, ils retrouveront l'intégralité des temps de qualification, le classement complet, le détail des abandons, le résumé de la course, les à-côtés, etc. Le bilan de la saison détaille les points marqués par chaque pilote et par chaque écurie, lors de chaque course. Les statistiques révèlent les points forts et les lacunes des différents candidats au titre.

Un ouvrage indispensable aux passionnés de F1, à conserver précieusement dans sa bibliothèque.

vendredi 8 mai 2009

Bob l'éponge : Maxi jeux spécial été

Editions Jungle (2009)
Conception des jeux : Thierry Collard
Illustrations : Frédéric Trévinal

jeudi 18 juin 1992